Son mari tentait de la soutenir, les larmes aux yeux. Les proches s'avançaient un à un, lui murmurant des mots de réconfort et essuyant leurs larmes. Le poids du chagrin était accablant, presque insupportable.
Une prise de conscience soudaine
Et puis quelque chose a changé.
La mère s'est figée.
Son visage se transforma tandis qu'elle se penchait, cherchant, étudiant. Un instant, la pièce sembla retenir son souffle avec elle.
Puis, soudain, elle a haleté :
— Attendez… sa poitrine… Elle respire !
L'espoir au milieu du deuil
Au début, beaucoup pensaient que le chagrin lui jouait des tours. C'était sûrement son imagination. Mais peu à peu, d'autres l'ont remarqué aussi : le léger mouvement de sa poitrine qui se soulevait et s'abaissait.
— Elle est vivante ! — cria une voix. — Oh mon Dieu, elle est vivante !
La panique brisa le silence. Certains restèrent figés ; d’autres saisirent leur téléphone et se précipitèrent pour appeler une ambulance.
À leur arrivée, les médecins furent presque renversés par la foule en délire. Ils procédèrent rapidement à l'examen : le pouls était bien présent, faible mais régulier.
Elle a été sortie du cercueil et emmenée directement en soins intensifs.
Le diagnostic
Le lendemain, la vérité éclata. Il ne s'agissait pas de la mort, mais d'un état rare appelé sommeil léthargique.
Les symptômes sont si proches de ceux de la mort : chute de la température corporelle, respiration si faible qu'elle semble s'éteindre, pouls presque imperceptible.
Le médecin qui l'avait examinée s'était trompé. Il n'avait pas perçu la faible lueur de vie qui subsistait. Un certificat avait été signé, les funérailles avaient commencé, et seul le regard désespéré d'une mère avait empêché sa fille d'être enterrée vivante.
Une seconde chance
La jeune fille est maintenant hospitalisée, son état est stable et elle se rétablit lentement. Chaque jour, elle reprend des forces.
Sa mère ne quitte jamais son chevet, serrant la main de sa fille, murmurant sans cesse les mêmes mots :
— C'était un miracle. Et je le savais… mon cœur me le disait.